Côté Books: « Moi, Joe Kennedy » de Danièle Georget

© Editions Fayard

 

Quatrième de couverture:

« Un vieillard tout-puissant frappé par un AVC l’année même où il a atteint le but de sa vie – l’élection de son fils à la Maison-Blanche –, voilà qui ressemble à une punition divine. Si on ajoute la mort violente de quatre de ses enfants, et même la condamnation d’un cinquième, Rosemary, victime d’une terrible erreur médicale, on a, réunis, tous les ingrédients de la malédiction.
Joe Kennedy (1888-1969) a inventé la politique au xxe  siècle. Dans la conquête du pouvoir, il s’est réservé « la part du diable ».
Près de cinquante ans après sa mort, l’un des hommes les plus détestés de son siècle est magistralement tiré du silence par Danièle Georget  : voici le roman vrai et intime d’une famille légendaire. La sacrée histoire d’un Irlandais magnat de Hollywood, qui fut   le véritable inventeur des Kennedy ».

Mon avis:

De Wall Street à Hollywood en passant par sa nomination à la « Securities and Exchange Commission » ainsi qu’au poste d’ambassadeur des Etats-Unis à Londres à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, Joe Kennedy a, toute sa vie durant, cherché à tirer profit des situations qui se présentaient à lui,  se frayant un chemin au cœur de l’establishment.

N’ayant jamais pu se faire nommer secrétaire d’Etat, il reporta son ambition politique sur ses fils, et notamment sur Joseph Kennedy Jr. son aîné. La mort prématurée de celui-ci en 1944 à l’âge de 29 ans, reporta son rêve sur John qui connut le funeste destin que l’on sait.

Avec « Moi, Joe Kennedy », Danièle Georget fait revivre le temps d’un roman le patriarche de la famille Kennedy, celui sans qui JFK ne serait sans doute jamais devenu président. Celui-ci nous narre son histoire, ses réussites mais également ses nombreuses frustrations.

« Moi Joseph Kennedy, je vends du rêve, je n’en consomme pas. Et j’ai inventé le rêve en politique. Pourquoi croyez-vous qu’ils ont voté pour mon fils? » (p. 83)

Loin d’être un enfant de chœur, le patriarche sut tirer les ficelles qui conduiront à la construction de ce véritable mythe américain…

Respectant scrupuleusement l’Histoire, l’auteur nous livre un roman biographique de qualité mêlant vie privée et vie publique qui furent intrinsèquement liées.

La dynastie Kennedy restera à jamais une source d’inspiration pour de nombreux écrivains. Ce roman le confirme encore une fois….

Je remercie les éditions Fayard pour cette lecture.

Danièle Georget, « Moi, Joe Kennedy », Editions Fayard, 31/05/2017, 448 pages.

P.S. : Pour compléter cette lecture, je conseille le document publié aux éditions Payot: « Les Kennedy » de Peter Collier et David Horowitz (1992)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lectrice/Blogueuse littéraire - Lectures, avis, sorties. Aime sortir des sentiers battus

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