Côté Books: « Nátt » de Ragnar Jónasson

©Editions de La Martinière

 

Evan Fein, originaire d’Ohio, est étudiant en histoire de l’art. Après quelques jours passés à Reykjavik, et alors qu’il se dirige vers la ville de Skagafjördur, il découvre un cadavre le long d’un fjord. Choqué par sa découverte – l’Islande étant recommandée par les guides touristiques comme l’un des endroits les plus sûrs au monde – il parviendra cependant à rapidement prévenir la police. Le policier Ari Thór, installé depuis deux ans maintenant à Siglufjördur et l’inspecteur Tomas se mettent au travail alors, qu’en parallèle, une jeune journaliste va mener sa propre enquête et être à l’affut du moindre scoop.

Après la neige (Snjor), la forêt (Mörk), Ragnar Jonasson nous invite à découvrir l’Islande sous un ciel de cendres.  Vous vous souviendrez tous de l’éruption volcanique de l’Eyjafjallajokull qui, en 2010, paralysa le trafic aérien nord-européen pendant plusieurs jours alors que le pays commençait à peine à relever la tête après la crise qui le plongea dans un marasme économique sans précédent en 2008.

Comme dans ses précédents opus, l’évolution du récit se fait crescendo. L’auteur place ses pions méthodiquement, les fait avancer lentement, très lentement, stratégiquement jusqu’à l’accélération menant au coup de grâce final, laissant son lecteur dans un état d’attente extrême.

Au-delà d’un talent de narrateur qui n’est certes plus à prouver, Ragnar Jonasson a ceci de particulier de savoir tirer le plein potentiel de son environnement tant naturel que socio-économique. Il n’hésite pas à jouer de ces éléments pour nous offrir des huis clos construits de mains de maître et, ce faisant, rendre un vibrant hommage à son pays, ses paysages, ses habitants, sa culture et ses coutumes.

Ragnar Jonasson, avec ce troisième roman traduit en français, se place en véritable ambassadeur du polar nordique. N’ayant rien à envier à ses pairs, il a su rapidement développer son style, sa signature si particulière.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré découvrir ce dernier opus tout comme les deux précédents. Alors si vous aussi vous aimez les polars bien construits, qui se développent sans précipitations, au cœur d’un huis clos, tout en vous faisant voyager et découvrir d’autres contrées, n’hésitez pas une seconde 😉

 

Je remercie Les Editions de La Martinière et Babelio pour la lecture de ce roman dans le cadre d’une opération « Masse Critique ».

Ragnar Jónasson, « Nátt », Traduit de la version anglaise (d’après l’islandais) par Philippe Reilly,  8 mars 2018, 352 pages.

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Lectrice/Blogueuse littéraire - Lectures, avis, sorties. Aime sortir des sentiers battus

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